Visites d’installations de pointe, séminaires scientifiques, rencontres avec des chercheur·euses et perspectives de thèse : les étudiant·es de la Graduate School Normandy Nuclear Physics et du Master Erasmus Mundus NucPhys ont vécu une journée d’immersion au cœur du GANIL, un laboratoire international de référence en physique nucléaire.
Samedi 15 novembre, les étudiant·es ont été accueillis au GANIL, un centre de recherche majeur situé à Caen, spécialisé dans la production et l’accélération de faisceaux d’ions lourds. L’installation permet d’explorer des questions fondamentales sur la structure de la matière, des noyaux et de l’atome, et joue un rôle clé dans des domaines appliqués comme l’astrophysique ou la radiobiologie.
Le GANIL est reconnu pour ses infrastructures expérimentales uniques, notamment des accélérateurs et des spectromètres de haute précision, qui lui permettent de mener des expériences complexes sur des noyaux exotiques et des phénomènes nucléaires rares. Cette combinaison de recherche fondamentale et appliquée en fait un laboratoire internationalement reconnu.
Immersion au cœur des installations SPIRAL2
La journée a été marquée par la visite du projet SPIRAL2, avec un focus sur le dispositif S3 (Super Séparateur Spectromètre). Lauréat du programme des équipements d’excellence (EQUIPEX) de l’Agence nationale de la recherche, ce spectromètre permet d’isoler et d’analyser des noyaux très rares pour des expériences de physique nucléaire avancée.
Les étudiant·es ont pu découvrir comment ces installations servent de plateforme pour des recherches fondamentales sur les interactions nucléaires et pour des applications dans la santé, l’industrie ou l’astrophysique expérimentale.
Séminaires et perspectives de recherche
Plusieurs séminaires ont ponctué la journée, offrant aux étudiant·es un aperçu des projets et défis scientifiques actuels. La présentation des thèses a ensuite permis des échanges directs avec des chercheur·euses sur les opportunités de doctorat au GANIL et au Laboratoire de Physique Corpusculaire (LPC).
Les sujets de thèse proposés en 2026 couvrent plusieurs axes de recherche, illustrant la diversité des carrières accessibles après le master :
- Physique nucléaire expérimentale : études de réactions nucléaires, fission, structure de noyaux exotiques.
- Développement d’instruments et spectromètres : conception de sources ioniques et de détecteurs pour améliorer les performances expérimentales.
- Physique théorique et modélisation : simulation des phénomènes nucléaires et interprétation des données expérimentales.
- Applications interdisciplinaires : radiobiologie, astrophysique et utilisation de l’intelligence artificielle pour analyser et optimiser les expériences.
Pour plus de détails sur l’ensemble des sujets de thèse, consulter la page officielle : sujet de thèse 2026 du GANIL
Un temps d’échange entre formations
La journée s’est conclue par un repas convivial, réunissant des étudiant·es issus d’autres masters en physique nucléaire et ses applications. Ce moment a favorisé les échanges et le partage d’expériences entre différentes formations, renforçant le réseau des futurs chercheurs et chercheures du domaine.
